10 millions de jeunes chinois prennent part à l'examen d'entrée à l'univesité cette année (Image: China News Service)
10 millions de jeunes chinois prennent part à l'examen d'entrée à l'univesité cette année (Image: China News Service)Pour le 30e anniversaire de l'examen d'entrée à l'université, 10,1 millions de jeunes Chinois devraient prendre part à cet examen avec le rêve de pouvoir combler leurs parents en accédant dans une des grandes universités de la Chine, rapporte l'agence de presse Chine Nouvelle. Plus qu'un simple examen, cet événement est devenu un fait de société et influence toute la vie dans le pays pendant plusieurs jours.
Depuis hier, de nombreux parents retiennent leur respiration alors que leur progéniture planche sur les copies du fameux gaokao, le nom chinois qui désigne l'examen d'entrée à l'université.
Selon le ministère chinois de l'éducation, un nouveau record a été établi puisque 10,1 millions de jeunes gens se sont inscrits à cette 30e édition du gaokao. On estime que "seulement" 5,67 millions d'entre eux sont en mesure de le réussir.
L'examen a débuté hier dans de nombreuses parties du pays et doit se dérouler sur plusieurs jours. Deux jours pour les étudiants de 26 zones provinciales ; trois à quatre jours à Shanghai et dans les provinces du Shandong, Guangdong, Hainan et du Jiangsu.
Parce qu'il n'est pas question pour un étudiant d'arriver en retard au gaokao, la ville de Pékin effectue des contrôles spéciaux sur vingt sections de route de la capitale pour faciliter l'accès aux étudiants aux centres d'examen.
Cette épreuve est si importante dans la société chinoise que tout le monde y va de son conseil. Des nutritionnistes recommandent des régimes énergétiques, des psychologues conseillent des manières de se détendre. Les parents, de leur côté, gavent leur enfant de vitamines.
Plus qu'aux étudiants eux-mêmes, c'est aux parents que cet examen procure le plus de stress. Beaucoup d'entre eux patientent à l'extérieur des salles et rêvent de voir leur petit admis dans une grande université.
Chine Nouvelle rapporte que, ce jeudi, dans la ville de Huangshang, dans la province d'Anhui, des parents sont parvenus à faire changer le plan de vol d'un avion qui devait survoler le bâtiment où se déroulait un examen d'anglais, de peur que le bruit de l'appareil ne gène la partie audition de l'épreuve.
Les Chinois préparent leur enfant à cet examen dès que ceux-ci sont en âge d'apprendre. Ils en rêvent tellement qu'ils n'hésitent pas à payer des cours particuliers à leur progéniture les soirs et les week-ends, négligeant souvent les besoins récréatifs. Et tout ça, uniquement en vue du gaokao. Cet acharnement à l'éducation peut débuter même dix avant que l'enfant soit en âge de présenter l'examen.
"Elle aura tout le temps de jouer après qu'elle soit entrée à l'université", a dit An Hui, mère d'une petite fille de 12 ans qui n'a qu'à peine une heure de récréation par semaine.
Les universités chinoises n'avaient pas inscrit d'étudiants à l'examen complet entre 1966 et 1976 en raison de la politique de la Révolution culturelle.
Source: Chine Nouvelle