Green Dam : Pékin explique ses intentions de manière transparente

14.08.2009, 08:41 GMT

[Click for a bigger view]Pékin revoit ses intentions quant au projet d'imposition du logiciel de filtrage internet Green Dam (Image: China News Service)Pékin revoit ses intentions quant au projet d'imposition du logiciel de filtrage internet Green Dam (Image: China News Service)

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Le gouvernement chinois semble vouloir mettre un terme à la controverse s’axant autour du logiciel de censure “Green Dam”, un logiciel que Pékin désirait voir installé sur les nouveaux ordinateurs et qui a pour but de protéger les jeunes internautes des contenus violents et pornographiques, rapportent les médias chinois.

Li Yizhong, ministre chinois de l’industrie et des technologies d’information (MIIT), est revenu, jeudi, sur la controverse du logiciel de filtrage internet Green Dam. C’est avec une volonté d’explication que le ministre a présenté les (nouvelles) intentions du gouvernement chinois quant à l’installation de ce logiciel.

"Le libellé de la directive n'était pas suffisamment clair, ce qui a conduit à l'incompréhension de la population quant à la raison pour laquelle le Green Dam devait être installé sur tous les ordinateurs", a déclaré le ministre du MIIT.

En outre, Li a tenu à préciser que les utilisateurs d’ordinateur ont le choix d’installer, ou non, le logiciel Green Dam et que l’opinion de la population sera entendue.

Les utilisateurs de PC auront le dernier mot s’ils veulent installer le logiciel ou non”. “Nous écouterons les vues du public avant de publier une nouvelle directive sur Green Dam

Le logiciel sera tout de même installer sur les ordinateurs de lieux publics tels que dans les écoles, les cafés internet et autres lieux publics, a indiqué Li qui n’a cependant donné aucune date de mise en application.

Le ministre dénonce aussi que “toute action visant à politiser ce question ou à attaquer la manière dont la Chine gère l’internet est irresponsable et ne coïncide pas avec la réalité”. Car, pour lui, l’installation de ce logiciel est “un acte pour le bien public”.

Il faut néanmoins reconnaître que le gouvernement chinois a fait marche arrière quant à ses intentions initiales. Un fait suffisamment remarquable car il démontre que le gouvernement peut aussi écouter l’opinion publique.

Je suis heureux de voir que le ministre a admis l’erreur du ministère et a expliqué ce qui s’est passé afin de clarifier tout malentendu. Cela ne se produit pas si souvent en Chine”, a déclaré Li Chengyan, professeur à l’université de Pékin. “Cela doit être encouragé et les officiels du gouvernement devraient faire cela plus souvent”, a encore dit Li Chengyan.

De toutes évidences le MIIT a pris sérieusement les objections du public et des experts, c’est pourquoi ils ont progressivement fait marche arrière par rapport à la directive originale”. “Le MIIT aurait dû avoir cette transparence sur Green Dam dès le début”, a estimé l’universitaire.

Le MIIT a expliqué qu’il voulait que le logiciel soit inclus dans le paquet de programmes à installer sur les PC vendus en Chine, mais le ministère n'a jamais évoqué la nécessité de pré-installer ce logiciel sur les nouveaux ordinateurs. Il a ajouté que le ministère désirait que les fabricants d'ordinateurs incluent le programme d'installation sur le disque dur ou fournissent des CD-ROM contenant le programme avec les PC.

Cette question avait soulevé une grande polémique en Chine et à l’étranger car ce logiciel était suspecté d’être actif pour des domaines plus large que la violence et la pornographie.

Selon le Financial Times, des tests réalisés par des groupes indépendants avaient démontré que Green Dam était également conçu pour bloquer des contenus politiquement sensibles et pouvait rendre les ordinateurs vulnérables à des attaques de hackers.

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Source: Chine Nouvelle, Le quotidien du Peuple, China Daily, FT



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