La Chine dément être à l’origine des attaques informatiques

25.01.2010, 10:04 GMT

[Click for a bigger view]D'après Google, les attaques subies ont été facilitées par des complicités en interne (Image: China News Service)D'après Google, les attaques subies ont été facilitées par des complicités en interne (Image: China News Service)

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Pékin a nié être responsable des attaques informatiques qui ont visé Google. La Chine affirme être elle même la cible de nombreuses attaques informatiques. Par ailleurs, Pékin rejette les critiques de Washington et justifie son “contrôle” d’internet.

"L'accusation contre le gouvernement chinois concernant sa prétendue participation dans des cyberattaques, que ce soit de façon directe ou indirecte, est sans fondement et vise à dénigrer la Chine. Nous nous y opposons fermement", a déclaré un porte-parole du ministère de l'Industrie et des Technologies de l'information à l'agence Chine Nouvelle.

"La politique de la Chine concernant la sécurité informatique sur Internet est transparente et constante", a-t-il souligné.

Par ces déclarations, Pékin répond aux accusations de Washington et notamment après que la Maison Blanche a annoncé les préoccupations de Barack Obama sur les attaques informatiques subies par Goggle et que la société américaine attribue à la Chine.

La semaine dernière, la secrétaire d’État Hillary Clinton avait vivement attaqué la politique de censure en Chine.

"J'espère que le refus de soutenir la censure politique va devenir une caractéristique des entreprises américaines dans le secteur des technologies. Je voudrais que cela devienne comme une marque nationale", avait déclaré Clinton.

Mais Pékin a répondu à ces propos estimant que la Chine n’a de leçon à recevoir de personne quant à sa gestion d’internet.

"Nous nous opposons fermement à ces déclarations et actes qui vont à l'encontre des faits et sont préjudiciables aux relations sino-américaines", a déclaré le porte-parole du ministère des affaires étrangères Ma Zhaoxu.

"L'internet chinois est ouvert, la Chine est également un pays où le développement de l'internet est très actif", a encore ajouté le porte-parole rappelant que la Chine est le pays avec le plus grand nombre d’internautes.

"Nous enjoignons les États-Unis à respecter les faits, d'arrêter de saisir le supposé problème de liberté d'expression sur l'internet pour faire des reproches injustifiés à la Chine", a dit Ma Zhaoxu.

Et Pékin de justifier le “contrôle” exercé sur l’internet du fait que “chaque pays a ses propres conditions et réalités. Par conséquent, les moyens de régulation sur Internet sont différents”, cite Chine Nouvelle.

La Chine régule Internet de façon légale, afin de construire un réseau informatique plus sûr, plus utile et qui profite au développement économique et social, a indiqué un porte-parole du Bureau de l’Information du gouvernement chinois cité par Chine Nouvelle.

Selon ce porte-parole, cette régulation est basée sur diverses lois et réglementations comme la Constitution, la loi sur la protection des mineurs et la Décision du Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale (APN, parlement chinois) sur la sécurité sur Internet.

Le contrôle de la Chine sur les contenus illégaux en ligne est justifiable et ne mérite pas d'être qualifié de "restriction de la liberté sur Internet", a-t-il souligné.

Mais certains médias chinois vont plus loin et accusent directement les États-Unis de favoriser le mouvement vers une cyberguerre.

L’AFP rapporte que le Global Times, un médias sous la dépendance du gouvernement chinois affirme, selon des informations de l’expert de la défense américain, Joel Harker, que les États-Unis sont “le premier pays à lancer la cyberguerre” avec une "armée de 80.000 personnes dotées de plus de 2.000 virus informatiques".

De plus, pour le Global Times, les critiques actuelles visant la Chine démontrent soit "une ignorance des faits, soit une mentalité de guerre froide".

Alors que Pékin clamait désirer ne pas voir l’affaire Google affecter les relations diplomatiques sino-américaines, il semble que le problème soulevé par Google soit néanmoins devenu bien plus qu’un différend commercial.

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Source: Chine Nouvelle, AFP, Reuters



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